La
basse pression combinée à la
haute température est recommandée pour les surfaces fragiles. Elle permet d'éliminer la saleté incrustée et les contaminants organiques comme les germes, champignons, algues et lichens, sans risque de dégradation du support. Elle est également adaptée aux environnements sensibles où l'utilisation sans produits chimiques est requise, comme pour la désinfection ou le démoussage.
Trois critères permettent d'arbitrer entre basse et haute pression :
- Fragilité du support : crépi, bardage bois, ardoise naturelle, joint de maçonnerie et pierre de taille ne résistent pas à une pression supérieure à 50 bar. La basse pression s'impose sur ces surfaces pour éviter éclats, microfissures et décollement d'enduit.
- Niveau d'encrassement : pour une saleté organique (mousse, lichen, biofilm), la température élevée de la vapeur suffit. Pour une encrassement minéral dense (calcaire, rouille, résidus de béton sur métal), la haute pression peut s'avérer plus efficace.
- Cadence et fréquence : sur des chantiers récurrents (entretien annuel de toitures ou de façades), la basse pression vapeur offre un meilleur compromis entre productivité et préservation du support sur le long terme.
Le
nettoyeur vapeur haute pression, quant à lui, mise sur une force d'impact importante de l'eau, généralement
entre 100 et 200 bar, pour décrocher les salissures tenaces. Il est utilisé pour des surfaces dures ou très encrassées, comme le
béton, le métal ou certaines infrastructures industrielles. Toutefois, cette pression peut fragiliser certains des supports comme le
crépi, le
bois ou l'
ardoise naturelle. Il peut également provoquer des éclats ou microfissures. En pratique, la haute pression est préférable pour des décapages ponctuels sur béton ou métal, tandis que la basse pression vapeur convient à l'entretien régulier de supports architecturaux variés.