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Dématérialisation des documents

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La dématérialisation des documents répond à des enjeux opérationnels concrets pour les entreprises confrontées à des volumes élevés de flux administratifs, financiers ou contractuels. Factures fournisseurs, dossiers RH, contrats, courriers entrants ou pièces comptables constituent des cas d’usage prioritaires dans des secteurs comme l’industrie, le BTP, le commerce, les services, la logistique ou le secteur public. En automatisant la capture, l’indexation, les workflows de validation et l’archivage, les solutions de dématérialisation améliorent l’efficacité opérationnelle, la productivité des équipes et la traçabilité des échanges. Elles permettent de réduire les coûts de traitement, d’accélérer les délais de décision et de sécuriser la conformité réglementaire. La valeur ajoutée principale réside dans une automatisation scalable, interopérable avec les systèmes métiers, offrant un ROI mesurable et une gouvernance documentaire adaptée aux organisations multi-sites et en croissance

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Qu’est-ce que la dématérialisation des documents ?

Définition opérationnelle en contexte B2B

La dématérialisation des documents transforme un flux papier ou numérique en informations exploitables, avec capture, indexation, droits et traçabilité. En pratique, dématérialiser un document revient à le rendre retrouvable (métadonnées, moteur de recherche), partageable (rôles/habilitations) et gouverné (versions, audit). Cette dématérialisation documentaire vise une chaîne maîtrisée, au-delà d’un simple fichier stocké.

Points à retenir

  • Flux documentaire : capture → OCR/LAD → indexation → validation → conservation/archivage.
  • Gouvernance : droits, journal d’audit, gestion des versions, règles de conservation.
  • Recherche : métadonnées + moteur de recherche pour retrouver vite un document dématérialisé.
  • Interopérabilité : connecteurs/API pour alimenter ERP, SIRH, pré-comptabilité.

Dématérialisation « duplicative » vs « native » : deux approches

La dématérialisation de documents se fait soit en mode duplicatif (papier converti), soit en mode natif (document généré par un SI). La duplicative dépend de la qualité de numérisation et de l’OCR ; la native facilite l’automatisation, l’indexation et les workflows. Dans les deux cas, la dématérialisation documents doit intégrer gouvernance, droits et conservation pour industrialiser le traitement.

Critère
Dématérialisation duplicative
Dématérialisation native
Origine
Papier, courrier, dossiers historiques
ERP/SIRH/CRM, EDI, formulaires
Données
OCR/LAD/RAD pour extraire
Métadonnées disponibles à la source
Qualité
Risques : pages manquantes, OCR imparfait
Qualité stable, moins d’erreurs
Automatisation
Workflows après contrôle qualité
Workflows “by design” + routage
Gouvernance
Référentiel de classement à construire
Alignée sur SI + règles d’accès
Effort
Procédures de scan multi-sites
Connecteurs/API, mapping champs

Quelle différence entre numérisation et dématérialisation ?

Numérisation : conversion du support, pas forcément du processus

La numérisation convertit un document papier en document dématérialisé (souvent PDF), mais ne suffit pas à dématérialiser les documents au sens processus. Sans OCR, indexation, droits et règles de conservation, on obtient un “stockage d’images” difficile à rechercher et à auditer. Pour comment dématérialiser un document papier, la numérisation n’est qu’une brique de capture dans une dématérialisation documentaire.

Limites fréquentes

  • Fichiers non indexés : recherche lente, doublons, pertes.
  • Absence de droits : accès non maîtrisé, fuites possibles.
  • Pas de versioning : documents incohérents, validations floues.
  • Aucune traçabilité : pas de journal d’audit, risque en litige.

Dématérialisation : automatiser distribution, classement, archivage et preuve

La dématérialisation des documents ajoute à la capture un classement gouverné, des workflows et, selon le besoin, des mécanismes de preuve (intégrité, horodatage, archivage). Elle orchestre la diffusion interne et externe, notamment pour la dématérialisation du courrier et la communication client : routage, validation, notifications, suivi. Numérisation et dématérialisation se combinent souvent : on scanne, puis on industrialise le cycle de vie.

Ce que la dématérialisation apporte

  • Indexation/métadonnées + moteur de recherche.
  • Workflows : validation, approbation, circuits multi-rôles.
  • Traçabilité : journalisation, contrôle d’accès, auditabilité.
Exemple d’enchaînement
Briques mobilisées
Courrier entrant → attribution → réponse
capture/OCR, indexation, workflow, droits
Contrat → validation → signature → conservation
GED, workflow, signature, archivage
Facture → contrôle → rapprochement → archivage
OCR/LAD, règles, connecteurs SI, SAE

Quels avantages concrets pour une organisation ?

Gains opérationnels : temps, productivité, fiabilité des traitements

La dématérialisation des documents accélère l’accès à l’information et fiabilise les traitements en réduisant la ressaisie et les manipulations papier. Un document dématérialisé bien indexé se retrouve en secondes, et les workflows limitent oublis et relances manuelles. Pour la comptabilité, l’ADV ou les achats, dématérialiser un document signifie aussi standardiser les validations et sécuriser la diffusion.

  • Recherche instantanée via métadonnées + moteur de recherche
  • Moins de saisies : OCR/LAD/RAD + pré-contrôles
  • Circuits d’approbation plus courts (notifications, relances)
  • Réduction des erreurs : versions maîtrisées, référentiel unique
  • Visibilité : statuts, historiques, journal d’audit

Réduction des coûts et optimisation du stockage

La dématérialisation de documents réduit les coûts d’impression, d’envoi et de stockage physique, tout en simplifiant la gestion des archives. Elle limite la manutention, les surfaces dédiées et les recherches “au classeur”, surtout sur les documents dématérialisés à forte volumétrie (factures, dossiers RH, contrats). En interne, la dématérialisation documents permet aussi de rationaliser les référentiels et d’optimiser le cycle de vie.

  • Baisse des coûts papier : impression, affranchissement, copies
  • Moins d’archives physiques : locaux, boîtes, manutention
  • Diminution des pertes : centralisation et traçabilité
  • Réduction des délais : diffusion et validation plus rapides

Sécurité, traçabilité et conformité : mieux gérer le risque documentaire

La dématérialisation des documents renforce la sécurité grâce au contrôle d’accès, au chiffrement et à la traçabilité des actions. Elle protège contre la perte ou l’altération, et facilite la conformité (RGPD, durées de conservation) via des règles et preuves d’audit. Quand la preuve est critique, l’archivage électronique probatoire et la chaîne d’intégrité complètent le document dématérialisé.

  • Habilitations : rôles, droits fins, authentification
  • Traçabilité : journal d’audit, horodatage des actions
  • Intégrité : empreintes, scellés, conservation maîtrisée
  • Résilience : sauvegardes, restauration, PRA/PCA
Risque
Mesure de maîtrise
Accès non autorisé
gestion des droits, authentification, traces d’accès
Document modifié sans contrôle
versioning, scellés, journalisation
Perte/destruction
sauvegardes, redondance, PRA/PCA
Non-conformité conservation
règles de durée, archivage électronique, audit

Collaboration et travail à distance : partager, valider, signer plus vite

La dématérialisation des documents facilite la collaboration en centralisant les fichiers, versions et échanges, sans multiplier les copies. Elle sécurise le partage interne/externe et accélère les circuits, y compris la validation et la signature quand nécessaire. Pour la communication clients et la communication client, elle fluidifie la diffusion de pièces (contrats, justificatifs) tout en gardant une traçabilité complète.

  • Partage sécurisé : liens contrôlés, droits temporaires, accès distant
  • Collaboration : annotation, coédition, gestion des versions
  • Workflows : validation multi-acteurs, notifications, relances
  • Accélération : signature électronique et horodatage selon besoin

Quels documents et cas d’usage traiter en priorité ?

Typologie des documents les plus concernés (administratif, RH, juridique, compta)

Pour la dématérialisation des documents administratifs, priorisez les familles à fort volume, fréquence ou risque : comptabilité, RH, juridique, achats. Un document unique dématérialisé (ex. contrat) doit être indexé et gouverné comme un flux, au même titre qu’un lot de factures. La dématérialisation de fonds documentaires (archives historiques) se pilote à part : volumétrie, qualité, règles de conservation.

  • Comptabilité/ADV : factures, relances, pièces comptables, justificatifs
  • Achats : commandes, bons de commande, contrats fournisseurs, validations
  • RH : dossiers salariés, bulletins, contrats, notes de frais
  • Juridique/Direction : contrats, avenants, dossiers de conformité, audits
  • Administratif : courriers, formulaires, dossiers clients, pièces probatoires
  • Critères : volumétrie, délais, obligations, litiges, multi-sites, télétravail

Flux internes vs échanges avec des tiers (fournisseurs, prestataires, administration)

La dématérialisation des documents devient vraiment efficace quand elle couvre aussi les échanges externes : fournisseurs, clients, experts, administrations. La dématérialisation du courrier et des pièces jointes doit intégrer diffusion contrôlée, traçabilité et standardisation (formats, métadonnées) pour éviter les ressaisies. En pratique, comment dématérialiser les documents côté tiers dépend de l’interopérabilité : EDI, portails, connecteurs SI.

  • Fournisseurs : commandes, accusés, factures, pièces de conformité
  • Clients : contrats, annexes, justificatifs, communications clients sécurisées
  • Prestataires : dossiers partagés avec droits, journaux d’accès, versions
  • Administration : échanges structurés, dépôt contrôlé, preuves d’envoi/réception

Facturation électronique : un cas d’usage structurant

La facturation électronique structure une entreprise dématérialisation documents car elle impose des données fiables, des contrôles et une traçabilité de bout en bout. Elle s’articule avec la dématérialisation des factures et des courriers (réceptions, relances) et avec les échanges du secteur public via un portail dédié (Chorus Pro). C’est souvent le pilote idéal pour définir référentiels, workflows et archivage conforme.

Étape
Acteurs
Contrôles clés
Émission/réception
vente/achats, clients/fournisseurs
format, complétude, identification
Extraction & indexation
compta/ADV, capture/OCR/LAD
cohérence champs, doublons, TVA
Validation & rapprochement
approbateurs, pré-comptabilité
bon de commande, réception, règles
Transmission / dépôt
tiers, secteur public (Chorus Pro)
preuve d’envoi, statut, traçabilité
Conservation / archivage
DAF/DSI/juridique
durée, intégrité, auditabilité, accès

Comment dématérialiser efficacement : quelles étapes suivre ?

Étape 1 — Évaluer besoins, volumétrie et point de départ (papier vs numérique)

Pour comment dématérialiser les documents, commencez par cartographier les flux, volumes et points d’entrée (papier, e-mail, ERP/SIRH). L’objectif est de fixer le niveau attendu : simple recherche, automatisation, ou preuve. Cette étape évite de traiter “tout” et aide à prioriser un document dématérialisé critique (contrat, facture) versus une dématérialisation de fonds documentaires.

  • Documents ciblés + règles métier (validation, diffusion, accès)
  • Volumétrie, pics, multi-sites, courrier entrant/sortant
  • Niveau de conformité : conservation simple vs valeur probante
  • Intégrations SI : ERP, SIRH, messagerie, pré-comptabilité
  • Objectifs : délai, réduction erreurs, traçabilité, zéro papier

Étape 2 — Préparer et capturer : numérisation, formats, contrôle qualité

La capture conditionne la fiabilité : pour comment dématérialiser un document papier, il faut préparer (tri, désagrafage), définir résolution et formats (PDF, PDF/A) et contrôler la lisibilité. L’OCR et la LAD/RAD extraient les données pour indexer et alimenter les workflows. Une dématérialisation des documents robuste prévoit des contrôles systématiques avant classement.

  • Sources : scanner, MFP, mobile, dépôt e-mail, import SI
  • Paramètres : résolution, couleur/N&B, PDF vs PDF/A
  • OCR/LAD/RAD : extraction champs, typage, reconnaissance automatique
  • Contrôles : pages manquantes, orientation, lisibilité, qualité des originaux
Erreur fréquente
Contrôle à prévoir
Pages manquantes
comptage pages, séparation par code-barres, contrôle lot
OCR imprécis
seuil de confiance, double lecture sur champs critiques
Mauvais format
conversion PDF/A pour conservation, règles par type
Mauvaise lisibilité
réglages résolution, nettoyage, rejet/renumérisation

Étape 3 — Indexer et classer : métadonnées, arborescence, règles de nommage

L’indexation rend les documents dématérialisés retrouvables et gouvernables : métadonnées (type, date, tiers, statut), arborescences et règles de nommage cohérentes. Pour dématérialisation document unique comme pour lots, le référentiel doit être stable, partagé et aligné avec les besoins métiers. Une bonne dématérialisation documentaire privilégie la recherche par critères plutôt que la navigation “dossiers”.

  • Métadonnées par typologie : facture, contrat, dossier RH, courrier
  • Règles de nommage : identifiants, dates, versions, statut
  • Classement : arborescence + tags + recherche multicritère
  • Qualité : contrôles de complétude, doublons, référentiels tiers

Étape 4 — Traiter et valider : workflows, droits, journalisation

La dématérialisation des documents industrialise le traitement via workflows : attribution, validation, approbation, relances et escalades. Les droits (rôles, périmètres) et la journalisation garantissent la traçabilité des actions sur chaque document dématérialisé. Cette étape est clé pour la dématérialisation du courrier et la dématérialisation des courriers, où l’on doit prouver qui a reçu, traité et validé.

  • Workflows : validation multi-acteurs, notifications, délais, statuts
  • Droits : contrôle d’accès fin, séparation des rôles, accès externe limité
  • Traçabilité : journal d’audit, historisation, gestion des versions

Schéma (étapes → acteurs)

  • Réception/capture → accueil/ADV/compta
  • Indexation/typage → assistanat/gestionnaire
  • Validation → manager/DAF/RH/juridique
  • Approbation/traitement → comptabilité/achats/RH
  • Archivage/conservation → DSI/juridique/DAF

Étape 5 — Conserver/archiver : durée, intégrité, valeur probante

Conserver n’est pas archiver : la conservation vise l’accès courant, l’archivage sécurise le long terme et la preuve. Pour la dématérialisation des documents, la valeur probante exige intégrité, traçabilité et chaîne de confiance (copie fiable, audit). Un document dématérialisé soumis à risques (contrat, pièces sociales) doit suivre des durées de conservation et une pérennité (migration, formats).

  • Distinction : stockage opérationnel vs archivage électronique
  • Règles : durées, gel, destruction contrôlée, traçabilité
  • Intégrité : scellés/empreintes, horodatage, journalisation
  • Pérennité : PDF/A, migrations, réversibilité, accès maîtrisé

Quelles solutions composent une chaîne de dématérialisation ?

GED : centraliser, classer, rechercher et partager

La GED structure la dématérialisation des documents en centralisant les documents dématérialisés dans un référentiel unique, avec classement, recherche et droits. Elle sert à dématérialiser les documents du quotidien (factures, contrats, dossiers RH) en limitant les doublons et en fiabilisant les versions. Une solution de dématérialisation des documents orientée GED s’évalue sur l’indexation, les workflows et l’auditabilité.

  • Capture/OCR : import multi-sources, typage, extraction LAD/RAD
  • Indexation : métadonnées, règles de nommage, classement automatisé
  • Recherche : moteur, filtres, plein texte, facettes
  • Collaboration : annotation, coédition, versioning
  • Gouvernance : droits, habilitations, journal d’audit
  • Workflow : validation, approbation, relances, notifications

SAE et archivage probatoire : sécuriser la conservation longue durée

Un SAE (système d’archivage électronique) complète la dématérialisation de documents quand la conservation longue durée et la preuve sont critiques. Il garantit intégrité, traçabilité et audit, et répond aux exigences probatoires (chaîne de confiance, “copie fiable”), notamment selon la NF Z42-013. La dématérialisation des documents administratifs à risque (social, fiscal, juridique) bascule souvent vers archivage probatoire.

Besoin
Brique à privilégier
Accès courant et collaboration
GED
Conservation longue durée
archivage électronique (SAE)
Preuve en cas de litige/audit
archivage probatoire + traçabilité renforcée
Gel et destruction maîtrisée
règles de conservation + journalisation
Pérennité des formats
PDF/A, politiques de migration

Coffre-fort numérique : stockage sécurisé et gestion des accès

Le coffre-fort numérique sécurise un document unique dématérialisé ou un ensemble de documents dématérialisés avec des accès contrôlés, une conservation et une traçabilité adaptées au partage. Il s’articule avec la GED (gestion et recherche) et, selon les exigences, avec un SAE (preuve/long terme). Dans une dématérialisation des documents, il répond surtout aux besoins de confidentialité, partage externe et contrôle fin.

  • Accès : habilitations, authentification, droits temporaires
  • Sécurité : chiffrement, journaux d’accès, partage contrôlé
  • Usage : dossiers sensibles RH/juridique, échanges tiers
  • Contraintes : sauvegardes, réversibilité, politique d’accès et de conservation

Signature électronique, cachet et horodatage : renforcer preuve et traçabilité

La signature électronique renforce la preuve d’un document dématérialisé en liant l’identité du signataire, l’intégrité du contenu et un horodatage, dans le cadre eIDAS. Le cachet électronique identifie l’émetteur (organisation) et sécurise des flux massifs. Dans la dématérialisation documentaire, ces services sécurisent contrats, validations, accusés, et complètent l’archivage pour tracer qui a signé quoi, quand et dans quelles conditions.

  • Contrats/avenants : signature + horodatage + conservation
  • Validation interne : approbation tracée, journal d’audit
  • Émission massive : cachet électronique pour documents sortants
  • Preuve : intégrité, identité, date certaine, traçabilité complète

Interopérabilité : connecteurs, API et automatisation des échanges

L’interopérabilité évite les ressaisies et rend la dématérialisation des documents “process” : connecteurs, API et EDI relient GED, SAE, messagerie et SI métier. C’est déterminant pour la dématérialisation du courrier, la dématérialisation courrier entrant et la communication client, car les documents doivent circuler avec leurs métadonnées. Une solution de dématérialisation des documents se juge sur la capacité à intégrer ERP/SIRH/compta et à automatiser les échanges.

  • Intégrations : ERP, SIRH, pré-comptabilité, CRM, messagerie
  • Échanges : EDI, passerelles, dépôts structurés, statuts
  • Automatisation : déclencheurs, routage, règles, synchronisation métadonnées
  • Qualité : contrôles, gestion des erreurs, traçabilité bout en bout

Quelles questions reviennent le plus souvent ? (FAQ)

Peut-on tout dématérialiser dans une entreprise ?

Oui, on peut théoriquement dématérialiser les documents, mais la pratique impose de prioriser selon volumétrie, risques et capacités d’intégration. Une entreprise dématérialisation documents commence souvent par les flux à fort ROI (factures, contrats, dématérialisation du courrier) puis étend aux dossiers sensibles nécessitant gouvernance et preuve. La clé est une trajectoire : périmètre, référentiel, droits, et montée en conformité.

  • Prioriser : volume, fréquence, litiges, obligations de conservation
  • Avancer par lots : pilotes métiers, puis généralisation multi-sites
  • Anticiper : qualité OCR, conduite du changement, intégrations SI
  • Isoler : archives historiques (dématérialisation de fonds documentaires)

Quelle différence entre stockage, conservation et archivage ?

Le stockage vise l’accès quotidien ; la conservation ajoute des règles de durée et de gouvernance ; l’archivage protège l’intégrité et la preuve sur le long terme. Dans la dématérialisation des documents, confondre ces notions fragilise la traçabilité et la valeur probante d’un document dématérialisé. Le choix dépend du risque : usage opérationnel, contrôle interne, audit, ou litige.

Notion
Finalité
Exigences typiques
Stockage
accès rapide, partage
droits d’accès, sauvegarde, recherche
Conservation
garder selon règles
durées, versioning, traçabilité, gouvernance
Archivage
preuve + long terme
intégrité, auditabilité, chaîne de confiance, pérennité

Quels prérequis pour une dématérialisation conforme ?

Une dématérialisation documentaire conforme repose sur traçabilité, intégrité, contrôle d’accès et durées de conservation, avec respect du RGPD. Pour la valeur probante, le cadre NF Z42-013 et la logique de chaîne de confiance structurent l’archivage électronique. Comment dématérialiser les documents sans risque : définir politiques, responsabilités et contrôles dès le départ, y compris pour la dématérialisation des courriers.

  • Référentiel : typologies, métadonnées, règles de nommage
  • Sécurité : habilitations, authentification, chiffrement si nécessaire
  • Traçabilité : journal d’audit, historisation, preuves d’accès
  • Conservation : durées, gel, destruction contrôlée, PDF/A si requis
  • RGPD : minimisation, droits des personnes, accès encadrés
  • Probatoire : SAE, intégrité, horodatage, NF Z42-013 si applicable

Comment limiter les risques (qualité, accès, perte de données) ?

Pour sécuriser un document dématérialisé, il faut traiter les risques à chaque étape : capture (qualité), gouvernance (droits), et résilience (sauvegardes). La dématérialisation des documents impose des contrôles OCR/LAD sur champs critiques, une politique d’habilitation stricte et des audits réguliers. En cas d’incident, PRA/PCA et restauration testée évitent la rupture d’accès.

  • Qualité : contrôles lot, seuils OCR, double validation champs critiques
  • Accès : rôles, moindre privilège, revues d’habilitation, traçabilité
  • Données : sauvegardes régulières, tests de restauration, PRA/PCA
  • Exploitation : supervision, gestion des incidents, audits périodiques
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