Pyrolyseur
4 produits trouvésUn pyrolyseur s'intègre directement sur l'injecteur d'un chromatographe en phase gazeuse ou d'un système LC/MS existant. Il étend les capacités analytiques du parc instrumentale vers les matériaux solides non volatils : polymères, caoutchoucs, composites, peintures, bitumes et microplastiques. Les couplages disponibles couvrent le Py-GC/MS, le Py-LC/MS et la configuration TED-GC/MS pour les matrices environnementales. Le budget d'acquisition varie de 8 000 € à plus de 45 000 € selon la technologie de chauffe, les modes analytiques requis et le niveau d'automatisation.
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Pyrolyseur GCMS Ă point de Curie JHP 10
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Combien coûte un pyrolyseur ?
Le prix d'un pyrolyseur de laboratoire varie de 8 000 € à plus de 45 000 €. Quatre facteurs principaux expliquent cet écart : la technologie de chauffe (point de Curie, four céramique ou hybride), les modes analytiques accessibles (flash uniquement ou EGA, double-shot et heart-cut), le niveau d'automatisation et la compatibilité du pyrolyseur avec le chromatographe en place.
Les injecteurs pyrolyseurs portables à point de Curie constituent la configuration la plus accessible, entre 8 000 € et 12 000 €. Ils s'installent sans refonte de l'injecteur GC existant et couvrent les analyses ponctuelles en mode flash sur polymères et matériaux simples. Les pyrolyseurs analytiques multi-étapes avec four céramique programmable, donnant accès aux modes EGA et double-shot, se situent entre 20 000 € et 35 000 €.
Les configurations avec passeur automatique, cryotrapping, commutation de gaz et couplage GC/MS ou LC/MS dépassent 45 000 €. À ce niveau de budget, il convient d'intégrer le coût du kit d'interface spécifique au GC, des consommables récurrents et de l'installation.
Type de pyrolyseur | Fourchette de prix | Niveau d'automatisation | Usages principaux en laboratoire | Technologie de chauffe / modes typiques |
Pyrolyseur portable / injecteur point de Curie | 8 000 € à 12 000 € | Faible | Analyses ponctuelles, identification de polymères, essais matériaux | Point de Curie ; mode flash (single-shot) |
Pyrolyseur analytique multi-étapes | 20 000 € à 35 000 € | Moyen | Analyses thermiques programmées, séparation volatils / non volatils | Four céramique programmable ; modes EGA, double-shot |
Pyrolyseur automatisé avec options avancées | Plus de 45 000 € | Élevé | Fort débit d'analyses, couplage GC/MS ou LC/MS, automatisation | Four hybride ou Curie + four ; modes flash, EGA, double-shot, heart-cut, pyrolyse réactive, cryotrapping |

Quels sont les différents types de pyrolyseur ?
Couplage pyrolyseur GC/MS
Le pyrolyseur GC/MS se connecte à l'injecteur du chromatographe en phase gazeuse couplé à un spectromètre de masse. Une interface chauffée maintenue entre 250 et 300 °C transfère les gaz de pyrolyse vers le GC sans condensation. L'injection s'effectue en mode split ou splitless selon la concentration des fragments attendus dans l'échantillon.
Ce type de pyrolyseur de laboratoire couvre les matrices les plus fréquentes en environnement industriel :
- L'analyse des plastiques, polymères, résines et composites représente l'usage principal.
- Les peintures et encres industrielles, les adhésifs structuraux, les caoutchoucs chargés, les bitumes et les microplastiques environnementaux s'analysent via ce couplage pour obtenir un pyrogramme caractéristique.
- La compatibilité avec un GC existant repose sur un kit d'interface fourni par le fabricant du pyrolyseur ; il convient de vérifier la synchronisation du signal start entre le pyrolyseur et le GC avant tout achat.
Le pyro GC MS constitue le couplage de référence pour les laboratoires industriels.
Couplage pyrolyseur LC/MS
Le pyrolyseur LC/MS cible les laboratoires équipés de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse. Il convient aux matrices dont les composés d'intérêt restent trop polaires, trop lourds ou trop peu volatils pour traverser une colonne capillaire GC, même après fragmentation thermique.
Avant l'achat d'un pyrolyseur de laboratoire en configuration LC/MS, trois points de compatibilité sont à vérifier :
- La compatibilité de l'interface thermique avec la source d'ionisation du système LC/MS en place.
- Les débits et pressions admissibles en entrée de source, qui varient selon le type de source (ESI, APCI).
- La disponibilité d'une interface dédiée chez le fabricant du pyrolyseur pour le modèle de LC/MS concerné.
Ce pyrolyseur analytique complète le couplage GC/MS lorsque certaines matrices produisent des fragments incompatibles avec une séparation en phase gazeuse. Ses applications se concentrent en chimie fine, en formulation de matériaux avancés et en recherche sur matrices biologiques ou biocomposites.
Quelle technologie de chauffe choisir pour le pyrolyseur ?
Le choix entre point de Curie, four céramique programmable et configuration hybride conditionne les modes analytiques accessibles, les consommables à prévoir et la répétabilité des résultats.
- Le pyrolyseur à point de Curie chauffe l'échantillon par induction via un pyrofoil ferromagnétique. La température atteinte correspond au point de Curie du pyrofoil utilisé, soit une plage de 160 à 1 040 °C selon la composition du filament. La montée en température s'effectue en environ 0,2 seconde, ce qui garantit une répétabilité élevée. Ce mode convient aux méthodes normées nécessitant une répétabilité stricte et aux laboratoires réalisant des analyses en série sur matrices homogènes.
- Le four céramique programmable couvre une plage de 40 à 800 °C avec des rampes atteignant 600 °C/min et des temps de pyrolyse réglables de 1 à 99 secondes. Cette flexibilité permet de paramétrer finement les cycles selon la matrice : température, durée, vitesse de montée, nombre de paliers. Un laboratoire gérant des matrices très variées tire parti d'un four programmable, au prix d'une mise au point plus longue des méthodes.
- Les modèles hybrides combinent point de Curie et four céramique sur un même instrument. Ils offrent à la fois la répétabilité du Curie pour les méthodes en série et la flexibilité du four pour les matrices nouvelles ou complexes. Ce type de configuration correspond aux laboratoires souhaitant couvrir les deux cas sans changer d'équipement.

Quels modes d'analyse Py-GC/MS utiliser selon l'objectif laboratoire ?
Le pyrolyseur multi-étapes donne accès à quatre modes distincts. Chaque mode répond à des objectifs analytiques précis et entraîne des différences de durée d'analyse, d'options requises et d'interprétation des résultats.
- Le mode flash (single-shot) applique une température fixe entre 500 et 800 °C pour générer en moins d'une seconde une empreinte globale du matériau. Il convient à l'identification rapide d'un polymère ou à la comparaison de lots en contrôle qualité. Ce mode offre la meilleure cadence et se prête à l'automatisation via passeur.
- Le mode EGA (Evolved Gas Analysis) fait progresser la température selon une rampe de 40 à 800 °C environ et mesure les composés dégagés à chaque palier. Le thermogramme révèle les zones thermiques où se libèrent additifs, solvants résiduels et fragments du backbone polymère. L'EGA sert à paramétrer les autres modes avant de lancer une analyse ciblée, ce qui en fait une étape de développement de méthode plutôt qu'une étape de production.
- Le mode double-shot combine une première désorption thermique à basse température (80 à 350 °C) pour isoler les volatils et additifs, suivie d'une pyrolyse à haute température (500 à 800 °C) pour fragmenter le polymère. Les deux populations de composés apparaissent dans deux chromatogrammes distincts, ce qui simplifie l'interprétation. L'ajout d'un cryotrapping en tête de colonne lors de la première étape améliore la résolution des pics de volatils.
- Le mode heart-cut cible sélectivement une ou plusieurs fenêtres de température identifiées par un EGA préalable. Il apporte un niveau de sélectivité utile en expertise ou en investigation de contamination sur matrices complexes. Ce mode allonge la durée d'analyse et convient davantage aux travaux ponctuels d'investigation qu'aux séries de routine.
Comment fonctionne un pyrolyseur ?
L'échantillon, de quelques microgrammes à quelques milligrammes selon le mode, est placé dans un tube quartz ou une coupelle dans le pyrolyseur de laboratoire. La chambre est purgée au gaz vecteur inerte avant la montée en température. Le pyrolyseur chauffe l'échantillon entre 400 et 1 000 °C en absence totale d'oxygène. Les fragments produits sont entraînés par le gaz vecteur (hélium de qualité 5.0 minimum) vers le chromatographe en phase gazeuse via une interface chauffée maintenue entre 250 et 300 °C.
L'interface chauffée constitue un point de vigilance central : une température insuffisante entraîne la condensation des fragments semi-volatils sur les parois, ce qui fausse le pyrogramme et crée des pics parasites dans les analyses suivantes. Les volumes morts et les points froids dans la ligne de transfert ont le même effet et doivent être éliminés lors de l'installation.
L'injection dans le GC s'effectue en mode split pour les matrices riches en fragments ou en mode splitless pour les composés traces et les faibles concentrations. Les paramètres à définir lors de la mise en place d'une méthode couvrent :
- La température de pyrolyse et sa durée.
- La vitesse de montée en température (jusqu'à 600 °C/min sur les fours programmables).
- Le mode choisi : flash, EGA, double-shot ou heart-cut.
- La température de l'interface chauffée et de l'aiguille de transfert.
- Le débit et la nature du gaz vecteur.
- Le rapport de split.
La syncronisation du signal start entre le pyrolyseur et le GC conditionne la reproductibilité du temps de rétention des fragments. Un câble de synchronisation ou une connexion logicielle dédiée est fourni ou à prévoir selon le fabricant et le modèle de GC. Les techniques de pyrolyse GC, pyrolyse GC/MS et pyrolyse LC/MS partagent ce principe mais diffèrent par l'interface de transfert et le mode de séparation finale.

Quelles sont les applications du pyrolyseur de laboratoire ?
Le pyrolyseur couvre des besoins analytiques précis dans l'industrie des plastiques, des polymères et des matériaux composites. Cet équipement intervient chaque fois qu'un laboratoire doit caractériser un matériau organique non analysable directement en GC/MS classique. Les cas d'usage les plus fréquents en B2B sont les suivants :
- L'identification d'un polymère inconnu ou la vérification de conformité de matière première à réception, par comparaison du pyrogramme à un étalon de référence.
- L'investigation de non-conformité sur pièce ou revêtement : peintures industrielles, adhésifs structuraux, encres d'impression.
- L'analyse de caoutchoucs chargés et d'élastomères pour caractériser la base et les charges organiques.
- La caractérisation de bitumes routiers et de liants hydrocarbonés pour contrôle de formulation ou expertise vieillissement.
- La détection et la quantification de microplastiques dans des matrices environnementales : eau, sol, sédiments.
Les matrices à forts résidus carbonés, comme certains caoutchoucs chargés ou bitumes, nécessitent un remplacement systématique des consommables entre analyses pour éviter l'effet mémoire. Les laboratoires traitant des microplastiques doivent évaluer si un Py-GC/MS classique suffit ou si une configuration TED-GC/MS est nécessaire selon la masse d'échantillon et la nature de la matrice.
Le pyrolyseur de laboratoire répond aussi aux besoins de R&D, de contrôle qualité et d'expertise lors de litiges ou d'audits. La préparation d'échantillon se limite à un découpage et une pesée, ce qui réduit le risque de contamination et le temps opérateur.
Quels sont les avantages et les contraintes du pyrolyseur ?
Le pyrolyseur de laboratoire réduit la préparation d'échantillon à son minimum : quelques microgrammes à quelques milligrammes suffisent, sans dissolution ni extraction préalable dans la plupart des cas. Il traite des matrices solides directement et limite les risques de perte d'analytes. Le mode flash donne des résultats en quelques minutes une fois la méthode développée, ce qui raccourcit les délais analytiques par rapport aux méthodes humides.
Les contraintes portent principalement sur la gestion des résidus et les coûts récurrents. Les matrices riches en résidus carbonés ou en composés lourds laissent des dépôts dans le tube quartz, l'aiguille de transfert ou la chambre de pyrolyse. Ces dépôts génèrent des pics parasites lors des analyses suivantes, ce que l'on désigne par effet mémoire. La solution opératoire consiste à remplacer systématiquement les consommables entre analyses : tube quartz, pyrofoil, coupelles et liners. Pour les modèles à four céramique, un cycle de nettoyage à haute température entre deux séries élimine les résidus organiques résiduels.
Les autres contraintes pratiques à intégrer lors de l'achat sont les suivantes :
- La mise au point des méthodes sur nouvelles matrices demande une compétence technique avancée et du temps, notamment pour les matrices jamais analysées auparavant.
- Le stock de consommables représente un coût récurrent à budgéter dès l'acquisition.
- L'intégration au GC existant exige un kit d'interface compatible ; les kits ne sont pas universels selon le fournisseur de pyrolyseur et le modèle de GC.
- La technique est destructive et ne convient pas aux échantillons uniques nécessitant une analyse non destructive complémentaire.
Quel fournisseur de pyrolyseur choisir ?
Gaz Analytique

Gaz Analytique propose une gamme de pyrolyseurs couvrant les couplages GC-MS et LC-MS, compatibles avec les principales plateformes chromatographiques du marché. Les configurations distribuées incluent des modèles à point de Curie et des modèles hybrides combinant point de Curie et bloc chauffant, pour arbitrer entre répétabilité en série et flexibilité de méthode.
Selon la configuration recherchée, l’offre peut inclure :
- le pyrolyseur hybride GC-MS Ă point de Curie et bloc chauffant JHI-08
- le pyrolyseur GC-MS Ă point de Curie JHP-10
- l'injecteur portable pyrolyseur Ă point de Curie JCI-77 pour GC/GC-MS
- le pyrolyseur LC-MS CHEMZO
Pour investir dans un pyrolyseur, les points à vérifier portent surtout sur le kit d’interface adapté au chromatographe en place, les consommables (pyrofoils, tubes quartz) et les modalités de support applicatif sur les matrices visées.
Quad Service

Parmi ses solutions figurent des pyrolyseurs, notamment des pyrolyseurs de laboratoire de la série 6000 CDS, conçus pour la décomposition thermique sans solvants et l'analyse Py-GC-MS de polymères et macromolécules complexes. L’intégration à un parc chromatographique existant repose sur des kits d’interface adaptés au modèle de GC.
Pour comparer les offres, il est utile de vérifier la disponibilité des consommables, les modalités de maintenance (préventive/corrective) et les options d’automatisation compatibles avec la cadence d’analyses visée.
CJ Lab

Parmi ses offres, CJ LAB distribue plusieurs modèles de pyrolyseurs adaptés aux besoins des laboratoires selon les couplages et technologies recherchés, notamment des pyrolyseurs à point de Curie, des injecteurs pyrolyseurs GC-MS portables et des pyrolyseurs hybrides.
Pour un arbitrage orienté achat, les critères comparables portent sur la compatibilité avec le parc GC/GC-MS, la disponibilité des consommables (pyrofoils, coupelles, tubes quartz), et la possibilité d’une solution d’occasion lorsque le budget initial est contraint, en tenant compte des besoins d’installation et de support.