Contrôle des enrobés

Le contrôle des enrobés est un essai sur matériaux de construction le plus souvent routiers. Utile dans le domaine des travaux publics (https://www.hellopro.fr/travaux-publics-2006625-fr-rubrique.html), il sert surtout à assurer le revêtement de la chaussée. Un contrôle des enrobés peut également être appelé contrôle de production des enrobés ou contrôle de mise en œuvre des enrobés. Le coût technique d’une analyse pour contrôle des enrobés avoisine également les 250 euros.
Estimation de prix
À partir de 250 euros

Qu’est-ce qu’un contrôle des enrobés ?

L’enrobé est un mélange de gravats, de sable et généralement du goudron. Il constitue une des différentes couches de la chaussée routière. Ainsi, le contrôle des enrobés permet de valider la qualité des matériaux utilisés, d’une part, et la bonne réalisation des travaux d’enrobés, de l’autre. Par la même occasion, il certifie la durabilité de la structure.

Le contrôle des enrobés se répartit principalement en deux étapes :
  • Le contrôle de la fabrication des enrobés, regroupant la granulométrie, le dosage et la caractérisation de chaque élément   
  • Le contrôle de la mise en œuvre de la matière, visant à mesurer la compacité et la macrotexture

Quelles sont les différentes phases d’un contrôle des enrobés ?

L’essai d’orniérage

Cette technique permet de déterminer la résistance des enrobés notamment aux déformations. La méthode consiste à réaliser une simulation de trafic, avec des plaques d’essai et un appareil de compactage. Selon la composition de la matière,  le nombre de passages nécessaire est compris entre 10 000 et 30 000 cycles.

L’essai triaxial

L’essai de compression triaxiale permet de prévoir les caractéristiques mécaniques des enrobés. L’expérience se réfère surtout à la relation contrainte/déformation. Les presses triaxiales équipées d’anneaux dynamométriques et d’éprouvettes constituent les instruments les plus utilisés durant le processus.

L’essai de traction

Souvent réalisé en laboratoire, l’essai de traction sert à éprouver la rigidité des enrobés. Sa réalisation exige dans la plupart des cas une machine de traction indirecte ou un dynamomètre numérique. Il est souvent intercalé par un conditionnement dans l’eau. 

L’essai de retrait thermique empêché

Ce test a pour objectif de connaître la propriété thermomécanique d’enrobés. C'est-à-dire son comportement mécanique à un certain niveau de température, sa dilatation ou sa contraction. L’essai passe avant tout par un refroidissement progressif des enrobés durant un laps de temps. Des capteurs piézoélectriques et des éprouvettes peuvent également être utilisés pendant l’essai.

L’essai de compactage giratoire

Aussi nommé essai à la presse à cisaillement giratoire, l’essai de compactage giratoire permet de déterminer la compactibilité des enrobés. Pour ce faire, l’analyste utilise la plupart du temps une presse à cisaillement giratoire et divers accessoires. Tels que des éprouvettes ou des moules cylindriques.

L’essai de plumage

Il sert à évaluer la compétence de l’enrobé à résister au plumage. Sur une chaussée, le plumage apparaît comme une dégradation, engendrée surtout par le détachement des graviers. La cause principale du phénomène reste le froid. L’essai de plumage requiert ainsi des instruments permettant de recréer du verglas, par exemple.