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Tunnels de peinture

4 produits trouvés
Les tunnels de peinture industriels sont conçus pour traiter de grandes séries de pièces en continu. Les éléments à peindre avancent généralement sur un convoyeur à travers plusieurs zones successives : préparation de surface, application de la peinture, séchage ou cuisson. Selon le procédé utilisé, le tunnel peut être ouvert ou fermé et intégrer des équipements de ventilation, filtration de l’air, chauffage, régulation et automatisation. Son dimensionnement dépend donc du type de pièces, de la cadence de production, des produits appliqués et des contraintes de sécurité du site. Contrairement à une cabine de peinture, qui convient davantage aux opérations ponctuelles réalisées sur un poste fixe, le tunnel de peinture est adapté aux productions répétitives nécessitant un flux continu et automatisé. Il permet d’améliorer la régularité du traitement, de réduire les manipulations et d’intégrer plusieurs étapes du process sur une même ligne. En France, les installations de projection de peintures liquides doivent également tenir compte de l’arrêté du 3 mai 1990, notamment concernant les vitesses d’air dans les zones de pulvérisation. Les installations classées relevant de la rubrique ICPE 2940 doivent respecter les prescriptions de l’arrêté du 12 mai 2020, notamment pour maintenir la concentration en solvants sous 25 % de la LIE (limite inférieure d’explosivité) grâce à un système d’extraction correctement dimensionné.
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Combien coûte un tunnel de peinture ?

Estimation de prix
Entre 5 000 et plus de 200 000 €
Le prix d’un tunnel de peinture industriel varie généralement entre 5 000 € et plus de 200 000 € selon la configuration, le niveau d’automatisation, les dimensions, les équipements intégrés (chauffage, filtration, convoyage, séchage) et les contraintes spécifiques du site. Les principales gammes de prix sont les suivantes :
  • Tunnel ouvert sans chauffage pour pièces standard : entre 5 000 et 25 000 €. Cette configuration convient aux applications simples nécessitant principalement une zone de passage ou de traitement basique.
  • Tunnel fermé de moyen gabarit avec ventilation verticale : entre 30 000 et 80 000 €. Le prix dépend notamment du système de circulation d’air, de l’architecture interne et des équipements de chauffage éventuels.
  • Tunnel grand gabarit avec convoyeur automatisé et zone de séchage : entre 80 000 et 200 000 €. Les principaux facteurs d’écart sont l’automatisation, la récupération de chaleur, la longueur du tunnel et les équipements de régulation.
  • Tunnel ferroviaire ou aéronautique sur mesure avec certification ATEX : à partir de 200 000 €. Ces installations nécessitent généralement une conception spécifique, des dimensions hors standard, des études techniques dédiées et des équipements conformes aux contraintes réglementaires.
Typologie de tunnel
Estimation de prix
Principaux facteurs d'écart
Tunnel ouvert, pièces standard, sans chauffage
5 000 à 25 000 €
Longueur, niveau de filtration, convoyeur manuel
Tunnel fermé, moyen gabarit, ventilation verticale
30 000 à 80 000 €
Type de flux d'air, architecture fosses ou plénum, chauffage
Tunnel grand gabarit avec convoyeur automatisé et zone séchage
80 000 à 200 000 €
Automatisation, récupération de chaleur, longueur totale
Tunnel ferroviaire ou aéronautique sur mesure, certifié ATEX
200 000 € et au-delà
Gabarit hors norme, certification ATEX, génie civil dédié

Quelles sont les particularités d'un tunnel de peinture ?

Géométrie et zonage d'un tunnel de peinture en atelier industriel

Le tunnel de peinture adopte une forme rectangulaire allongée qui organise naturellement des zones de travail contiguës sur un seul axe. Cette disposition permet de séquencer, sans rupture de flux, les postes de préparation, d'application et de séchage. En pratique, chaque zone requiert une marge latérale d'au moins 500 mm entre la pièce et la paroi pour garantir la circulation des opérateurs et un flux d'air homogène. Le passage d'un convoyeur ou d'un rail aérien s'intègre directement dans la structure du tunnel, ce qui réduit les manutentions manuelles et limite les risques de contamination entre zones.

Plages dimensionnelles et contraintes d'implantation des tunnels longs

La longueur d'un tunnel de peinture dépasse couramment 15 m et atteint, voire dépasse, 30 m pour les installations traitant des pièces volumineuses. Cette longueur intègre non seulement les zones actives, mais aussi les sas d'entrée et de sortie qui stabilisent le flux d'air et limitent les entrées de poussières. La hauteur utile conditionne le choix entre un plénum de soufflage en toiture et un système d'insufflation latéral, avec un impact direct sur la puissance de ventilation et la consommation énergétique. Le tunnel peut accueillir des rails ou un convoyeur aérien pour faciliter la manutention de pièces lourdes ou volumineuses. Des zones dédiées au flash-off (évaporation des solvants entre couches) et au séchage final prolongent la longueur totale, mais réduisent les risques de défauts de finition.

Comment choisir un tunnel de peinture ?

Estimer les dimensions des pièces à peindre

Les mensurations des pièces à peindre constituent le premier paramètre à fixer : largeur, hauteur et longueur maximales des pièces déterminent la section utile du tunnel, à laquelle s'ajoutent les marges de circulation. Une marge latérale d'au moins 500 mm de chaque côté et un dégagement vertical d'au moins 500 mm au-dessus de la pièce garantissent un flux d'air homogène et un accès opérateur sécurisé. Les équipements de manutention (chariot, rail, pont roulant) s'intègrent dans le calcul de hauteur utile et conditionnent le type de structure porteuse du tunnel. Il existe des tunnels adaptés aux voitures et camions, comme il existe des tunnels de peinture ferroviaires ou pour les cockpits d'avion, chacun répondant à des gabarits et des contraintes d'accès spécifiques. La longueur totale résulte de la somme des zones actives (préparation, application, flash-off, séchage) et des sas d'entrée/sortie, auxquels s'ajoute un espace de maintenance accessible de chaque côté.

Architectures de ventilation et impacts sur la finition et la sécurité

Le choix du flux d'air conditionne directement la qualité de finition, la sécurité des opérateurs et les contraintes de génie civil. En France, l'arrêté du 3 mai 1990 fixe des vitesses d'air minimales mesurables à la réception : une vérification à l'anémomètre en plusieurs points de la section de travail confirme la conformité avant mise en service.
  • Un flux d’air vertical assure une bonne hygiène, une bonne qualité de finition, mais nécessite la mise en place de fosses supplémentaires. Ce flux dirige les particules d'overspray vers le sol, loin des pièces peintes, avec des vitesses d'aspiration généralement comprises entre 0,3 et 0,5 m/s en zone de travail. Il reste la référence pour les applications exigeantes (automobile, aéronautique).
  • Un flux d’air diagonal ou horizontal permet un circuit d'air uniforme. Il ne nécessite pas d'infrastructures spéciales, mais la technique est coûteuse. Les débits traités atteignent couramment 7 500 à 17 000 m³/h selon la section du tunnel, et les murs aspirants assurent une extraction latérale sans fosse.
  • Un flux d’air croisé nécessite moins d'investissements, mais les pièces peuvent être contaminées et le personnel peut se trouver sur le circuit d'air. Ce flux convient aux productions moins sensibles aux défauts de finition ou aux pièces traitées à la peinture en poudre.
Quel que soit le flux retenu, la présence de vapeurs de solvants inflammables impose de vérifier le classement ATEX de la zone et d'adapter les équipements électriques et mécaniques en conséquence. Le débit d'extraction doit maintenir la concentration en solvants sous 25 % de la limite inférieure d'explosivité (LIE) des produits utilisés.

Chaîne de filtration et traitement des rejets selon le type de peinture

Des applications liquides nécessitent des tunnels de peinture à filtre sec. Le ventilateur aspire le surplus de peinture et l'envoie vers des filtres à particules situés dans les murs ou dans la fosse du plancher. La chaîne complète comprend plusieurs étages successifs : des préfiltres en entrée d'air neuf qui retiennent les grosses particules, un étage d'extraction de l'overspray (fibres de verre ou carton plissé pour les liquides), puis des filtres d'évacuation en sortie qui limitent les rejets atmosphériques.

Les applications de poudre nécessitent plusieurs couches de filtration, mais une évacuation externe n'est pas nécessaire. La poudre collectée par cyclone ou filtre à cartouche peut être récupérée et réintroduite dans le circuit de production, ce qui réduit les pertes matière. Pour les applications liquides à base de solvants, des filtres à charbon actif placés en aval captent les COV résiduels et limitent les émissions vers l'extérieur ; leur dimensionnement dépend de la nature et du volume de solvants utilisés. Le rideau d'eau constitue une alternative aux filtres secs pour capturer l'overspray dans les installations à fort débit de peinture, au prix d'une gestion spécifique des eaux chargées.

La maintenance de la chaîne de filtration repose sur le suivi de la perte de charge : une pression différentielle qui dépasse le seuil fixé par le fabricant (généralement entre 150 et 200 Pa) signale un colmatage et impose un remplacement des éléments filtrants. Un encrassement non traité dégrade l'extraction, augmente la consommation électrique des ventilateurs et détériore la qualité de finition.

Quelles sont les normes relatives aux tunnels de peinture ?

La norme NF EN 16985 (décembre 2018) constitue désormais la référence technique pour les cabines et tunnels d'application par pulvérisation de produits de revêtement organiques. Elle remplace les anciennes normes NF EN 12215+A1 et NF EN 13355+A1 et couvre les prescriptions de sécurité, les méthodes de calcul de concentration en substances inflammables ainsi que les procédures de mesure de la vitesse d'air. Une installation conforme à cette norme bénéficie d'une présomption de conformité à la directive Machines 2006/42/CE.

En France, l'arrêté du 3 mai 1990 fixe des vitesses d'air minimales pour les cabines de projection de peintures liquides, avec des valeurs généralement supérieures aux seuils européens. Les installations relevant de la rubrique ICPE 2940 doivent en outre répondre aux prescriptions de l'arrêté du 12 mai 2020 : l'extraction est dimensionnée pour maintenir la concentration en solvants sous 25 % de la LIE, et le fonctionnement de la pulvérisation est asservi au fonctionnement correct de la ventilation. Lorsque les produits appliqués génèrent des vapeurs inflammables, le classement des zones ATEX selon les directives européennes applicables détermine les équipements électriques et mécaniques admissibles dans le tunnel.

À la réception d'une installation neuve, plusieurs vérifications s'effectuent sur site : mesure de la vitesse d'air à l'anémomètre en section de travail (méthode en plusieurs points de mesure), contrôle de la pression différentielle de filtration, et test au fumigène pour détecter des fuites ou zones mortes dans le flux. Ces mesures servent à confirmer la conformité avant la mise en production et à constituer le dossier de réception exigible en cas d'inspection.
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